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Emprunt national : financement d’un réseau ferroviaire Intercités

terLe grand emprunt national a pour objectif de soutenir des « chantiers d’avenir » et non des dépenses de fonctionnement ou un même deuxième plan de relance.

Dans cet esprit, la FNAUT demande qu’une part significative de son produit soit affectée à l’aménagement du territoire, et plus précisément à la remise à niveau d’un réseau ferroviaire Intercités, maillon manquant actuellement entre le réseau TGV et les réseaux TER.

Cette proposition répond à deux préoccupations complémentaires.
  1. Le réseau ferré est loin, aujourd’hui, de couvrir tous les besoins des voyageurs.
    La mise en place du réseau TGV a considérablement amélioré les dessertes de l’Ile-de-France et des métropoles régionales ; ces métropoles sont elles-mêmes de mieux en mieux reliées par TER aux villes moyennes de leur région.
    Par contre les autres relations interurbaines à moyenne ou longue distance sont devenues plus difficiles car le maillage et les performances du réseau ferré se sont souvent dégradés, en particulier sur les itinéraires transversaux. Il n’existe même plus de ligne directe entre Nantes et Poitiers, capitales de deux régions voisines !
    Dans la perspective d’une hausse inévitable du prix du pétrole, il est important de garantir au public une offre sûre, efficace, économique et écologique de mobilité interurbaine.
  2. Alors que le TGV renforce l’attractivité des zones urbaines les plus peuplées et les plus actives, la recréation d’un réseau ferré Intercités concernerait aussi le trafic de fret et contribuerait à un aménagement équilibré et durable de l’ensemble du territoire français. Il stimulerait l’activité économique des villes moyennes – industrie, services, commerce, tourisme - et permettrait d’y attirer de nouveaux habitants en accompagnant une tendance nouvelle de migration de l’emploi en dehors des grandes métropoles.

Le projet de la FNAUT, basé pour l’essentiel sur des infrastructures existantes à moderniser, pourrait représenter une dépense d’environ 10 milliards d’euros, soit l’équivalent de 500 km d’autoroutes ou de lignes à grande vitesse.

Son originalité est de ne pas exiger de grands travaux spectaculaires et très coûteux, mais des investissements plus ponctuels et parfois modestes qui peuvent avoir vite des effets positifs. Ainsi l’électrification de la ligne Nevers-le Creusot-Chagny ne coûterait que 200 à 300 millions d’euros et créerait une nouvelle transversale Nantes-Bourges-Dijon-Mulhouse.

Les projets de lignes à grande vitesse et les projets de transports du Grand Paris peuvent être financés soit par des mécanismes traditionnels, soit par les mécanismes plus novateurs imaginés par le député Gilles Carrez. Mais les investissements proposés par la FNAUT risquent d’être laissés de côté malgré leur intérêt pour l’aménagement du territoire et l’environnement, car ils ne trouvent leur rentabilité qu’à moyen terme. Un recours à l’emprunt national est une occasion unique de les faire aboutir.

Contact presse : Jean Sivardière, président de la FNAUT - 04 76 75 23 31

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