Le Président de la République vient d’annoncer le lancement d’un grand emprunt pour financer les «chantiers d’avenir».
La FNAUT demande qu’une part significative du produit de cet emprunt soit affectée aux investissements de transport public et à l’aménagement du territoire.
Faire du développement des transports publics une priorité nationale est légitime. Notre pays doit en effet relever de nombreux défis :- limiter la congestion routière, qui pénalise notre économie ;
- poursuivre la réduction du nombre et de la gravité des accidents routiers ;
- maîtriser les nuisances routières (pollution de l’air, bruit, gaspillages d’espace) et leur impact sur la santé publique ;
- combattre l'exclusion sociale qui frappe les ménages non motorisés en l’absence de desserte par les transports collectifs ;
- répondre à la demande actuelle du public et éviter la saturation de certaines lignes et gares ;
- anticiper la forte hausse de la demande que provoquera la hausse inéluctable du prix du pétrole, liée à des facteurs structurels durables ;
- enrayer la dégradation du climat, dont de multiples observations montrent qu’elle s’accélère.
Or les transports publics, qui ont vocation à être un pilier du développement durable et constituent un important gisement d’emploi, souffrent de sous-investissement depuis des décennies. Le TGV et quelques métros et tramways ne doivent pas faire illusion. Le retard de notre pays sur les pays européens voisins est flagrant : les besoins d’équipement sont énormes, en Ile de France comme dans les autres régions.
L’effort doit porter en priorité :
- d’une part sur les transports de la vie quotidienne (relations entre banlieues et dessertes des zones suburbaines des grandes villes, équipement des villes moyennes) ;
- d’autre part sur les liaisons ferroviaires nationales et transversales complémentaires des dessertes TGV et TER.
La FNAUT propose en particulier un schéma directeur des relations Intercités permettant d’améliorer sérieusement les relations entre grandes villes et villes moyennes, de favoriser les activités économiques des villes moyennes, et de contribuer ainsi à l’aménagement de l’ensemble du territoire français. Le projet de la FNAUT, qui utilise pour l’essentiel des infrastructures existantes à moderniser, représente un investissement d’environ 10 milliards d’euros, soit l’équivalent de 500 km d’autoroutes ou de lignes à grande vitesse.
Contact presse :
- Jean Sivardière, président de la FNAUT : 04 76 75 23 31
- Jean Lenoir, vice-président de la FNAUT : 01 48 73 84 81


