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| Modernisation de la ligne Massy-Valenton : une course de lenteur |
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Le tronçon Massy-Valenton de la Grande Ceinture sud de Paris est emprunté par les trains du RER C, par des trains de fret et par des TGV province-province qui évitent aux voyageurs un passage par le centre de Paris.
Ce tronçon de 19 km est aujourd’hui saturé : près de 200 trains de voyageurs par jour y circulent, dont 40 TGV (45 à partir d’avril 2008, 56 prévus en 2010) qui mettent parfois 30 minutes pour le parcourir et près de 150 RER C à l’est de Pont de Rungis (les trains de fret circulent surtout la nuit et en soirée). Or :
- les usagers du RER C réclament des services plus réguliers et plus fréquents (la fréquence entre Massy et Pont de Rungis n'est que de 2 trains par heure, même en pointe) ; la branche Choisy-Massy du RER C est sous-utilisée ;
- le transfert du trafic de fret de la route sur le rail doit être facilité ;
- le trafic TGV province-province croissant deux fois plus vite (+7% par an) que l’ensemble du trafic TGV (il est actuellement de 5 millions de voyageurs par an), il devrait dépasser 6 millions en 2010 (soit le trafic actuel du TGV Nord), la SNCF souhaite pouvoir répondre à la demande et introduire en particulier de nouvelles relations entre l’Est et la façade atlantique, mais Massy-Valenton est le maillon faible du réseau TGV : incidents et retards importants sont fréquents.
Dans l’attente de la mise en service d’un barreau TGV reliant les lignes à grande vitesse Atlantique et Sud-est (qui n’interviendra pas avant 2020), la capacité de Massy-Valenton doit donc être augmentée, d’urgence car les conditions de circulation des trains se dégradent et constituent un gros frein au développement du trafic ferroviaire.


